Un hiver en France

Voilà, nous sommes en Mai. L’hémisphère Nord rêve de soleil et de verdure, et moi je vous balance mes photos de l’hiver dernier. L’hiver dernier, lorsque j’ai eu la chance de passer trois semaines dans ma famille, à la montagne. Lorsque, un mois avant de reprendre le travail, mes parents m’ont convaincue de traverser les États-Unis et l’Atlantique pour venir les voir, afin de leur présenter leur première petite-fille.

J’étais terrifiée à l’idée d’effectuer ce long voyage, seule avec un bébé de 10 semaines. Un certain nombre d’amies m’avaient rassurée en me disant qu’à cet âge là, c’était moins compliqué que lorsque votre enfant commence à vouloir marcher tout le temps… J’étais toujours terrifiée mais je me suis lancée, j’ai souffert pendant 24 heures, j’ai survécu, et quelle émotion en arrivant à l’aéroport ! Ma mère, heureuse et en larmes, mon père, pas en larmes mais heureux quand même. Pour cet instant seulement, le voyage en valait la peine.

Here we are, May is already here. The northern hemisphere is looking forward to sunny days and green landscapes and here I am, posting my photos of last winter. Last winter, when I got lucky enough to spend three weeks with my family in the French Alps. When, one month before returning to work, my parents convinced me to cross the United States and the Atlantic Ocean to visit them so they would meet their first granddaughter.

I was terrified of going on such a long trip, alone with a 10-week-old baby. A number of friends attempted to reassure me saying that at that age, it was less complicated than when your child starts walking and wants to move all the time… I was still terrified but off I went. I suffered for 24 hours, I survived, and what an emotion that was when we met my parents at the airport! My mother was over the moon and in tears. My father was not in tears but over the moon nonetheless. For this moment alone, the trip was worth it.

La Chartreuse

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Vivre loin de sa famille n’est jamais facile, mais il y a des jours où l’on se sent encore plus loin que d’habitude. Lors d’un mariage auquel on ne peut se rendre, d’un décès, d’une naissance. Parfois même, le 14 juillet ou les jeux olympiques me donnent le blues. Avoir un enfant, c’est encore une autre affaire. J’ai ressenti une culpabilité énorme à la naissance de ma fille.

Je me suis sentie coupable d’infliger cette distance à ma famille. Et même si mes parents sont les gens les plus tolérants du monde, qu’ils m’ont toujours soutenue dans mon choix de vivre loin, c’était plus fort que moi et la culpabilité était là.

Living far from one’s family is never easy, but there are days when one feels even further away than usual. On wedding days you can’t attend, when someone you love passes, or when a baby’s born. Bastille day and the Olympic Games can also make me blue. But having a child is on a whole other level, and I felt struck with guilt when my daughter was born.

I felt guilty to inflict such a long physical distance on my family. And even though my parents are the most tolerant people in the world and have always supported my choice to live far away, the feeling was stronger than me and the guilt was very present.

Chambéry

En revanche, vivre à l’étranger a ses très bons côtés. Retourner en France pour les vacances est toujours un moment de pur bonheur. Redécouvrir et s’extasier des petites choses qui paraissaient banales lorsque j’y vivais: le son des cloches, les veilles portes, les vitrines des boulangeries, les petites autoroutes, les pavés, le couscous de Bachir, les fromages de la bergerie d’à côté, le système ferroviaire, les français râleurs, les marchés… Tout paraît magnifié, embelli, et c’est ça que j’aime le plus.

Living abroad, however, has its very good sides. Returning to France on vacation is always a moment of pure happiness. I love rediscovering the little things that seemed so normal when I lived there: the sound of bells, the old doors, the bakeries, the small highways, the cobblestones, the cheese from the goat farm next door, the train system, the grumpy French people, the farmers markets… Everything seems magnified, embellished, and this is precisely what I love the most.

Grenoble

Aix-les-Bains

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À tous ceux qui m’ont confié suivre ce blog et qui aimeraient que je poste plus souvent, je vous remercie du fond du coeur. En tant que “Working Mom” qui tente tant bien que mal de trouver un rythme dans sa nouvelle vie, je vous avoue avoir peu de temps, et lorsque j’en ai un peu, je suis souvent (quelle faiblesse) bien plus tentée de regarder des vidéos débiles sur Internet que d’écrire un post et éditer des photos.

En attendant un prochain post à une date plus qu’incertaine, je vous salue les ami(e)s !

To all of you who told me that you follow this blog and would like me to post more often, I thank you from the bottom of my heart. As a new “Working Mom” ​​trying hard to find a balance in her life, I confess having very little time, and when I do have some time, I am often (shame on me) much more tempted to watch stupid videos online than blogging.

Until the next post, cheers my friends!

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