Douce France

Il y a peu de temps, je suis retournée passer quelques jours chez ma mère (patrie). Cela faisait plus de 18 mois que je n’étais pas sortie du territoire américain, un petit record pour moi puisqu’un an tout rond était jusque là le temps le plus long que j’avais passé hors de France. Un de mes cousins se mariait en Provence, l’occasion rêvée pour une plus-tellement française comme moi de passer ses vacances là-bas. Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai dû sortir un “Oh! I loOOove Provence!”, ou quelque chose comme ça.

Bien entendu, les jours qui ont précédé mon départ en vacances m’ont parus interminables. Cependant, je ne suis pas sûre qui, de moi ou mes collègues, était la plus excitée. “Combien d’heures de vol pour se rendre en Europe?” (Beaucoup trop.), “Vas-tu manger du pain et du fromage tous les jour ?” (Absolument.), “Est-ce que les français roulent à gauche ?” (Ah non, nous ne sommes pas anglais.), “La Provence c’est proche de Marseille ? Ils ont une bonne équipe de foot là-bas !” (Sans commentaire.), “Amuse-toi bien à Paris !” (Je serai dans le sud, Paris est plus au nord, mais merci quand même !).

“Tu as tellement de chance de partir en vacances chez toi …. en FRANCE !”

Tout était dit. Quelle chance de retourner “chez moi” dans un pays si beau, que tant de personnes rêvent de visiter .

Not too long ago, I went back to visit my homeland for a few days. I had not gone back for over 18 months, which is the longest time I had ever been out of France. One of my cousins was getting married, meaning it was the most perfect occasion for a not-so-French-person-anymore like me to go spend a few days there. When I heard the news, I must have said in the most American way: “Oh! I LOVE Provence!”, or something like that.

Of course, the days before my departure seemed to never end. However, I am not sure who, me or my coworkers, were the most excited about my trip. “How many hours is the flight to Europe?” (Way too many.), “Are you going to eat cheese and baguettes every day?” (Absolutely.), “Do the French drive on the left side of the road?” (No, we are not British.), “Provence is close to Marseille? Marseille has a great soccer team, right?” (You are talking to a Parisian here.), “Have fun in Paris!” (I will be in the South, Paris is North of the wall, but thanks!).

“How lucky are you to go home… to FRANCE!”

Indeed. How lucky can I get, to go home to such a beautiful country, that so many are dying to visit.

Le marché d’Apt

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Dix-huit mois d’absence sont bien assez pour oublier certains détails du pays dans lequel on a grandi. Aussi, je me suis surprise plusieurs fois à remarquer de nombreux clichés qui m’auraient parus complètement exagérés il y a quelques années.

1. En France, tout est petit et charmant. Les routes sont étroites, les voitures sont petites,  les villages sont beaux, les bâtiments ont du caractère, les cafés sont bondés, les fontaines ont une histoire, et les gens achètent leur pain chez le boulanger. Gardez en tête que je vis dans un pays relativement jeune, où l’on achète son pain (de mie) au supermarché, et où les échangeurs d’autoroute ont jusqu’à dix voies dans chaque sens. Bref, un pays où la démesure est plutôt la norme.

2. La nourriture a un goût incroyable. Le dîner que ma mère avait préparé le soir de mon arrivée était à tomber. Il était composé du fromage de chèvre de la ferme d’à côté, dans lequel elle avait ajouté de la ciboulette du jardin, d’une petite salade d’un producteur local et de pain de notre boulanger préféré. Mon père avait sorti une bouteille de Côte du Rhône pour arroser le tout. À lire comme ça : un vrai festival de clichés. Ce dîner m’a pourtant paru être le meilleur repas que je n’avais jamais mangé. Sur le marché, mon frère m’a entraînée le long des étals, où nous avons goûté chaque échantillon qui nous était proposé, de la tomme du Larzac à la navette de Provence, en passant par le saucisson d’Ardèche. Une merveille.

3. Le premier contact avec les gens n’est pas des plus chaleureux . Là encore, je compare à l’incomparable puisque les anglo-saxons sont de manière générale très accueillants et toujours prêts à discuter. En Californie, n’importe quelle personne croisée à la station service ou caissier de supermarché s’empresserait de vous demander comment s’est passée votre journée et quels sont vos plans pour le week-end. La France, c’est différent. Je me suis prise un gros vent en tentant de discuter avec mon voisin de vol qui était français. La caissière du Super U, quant à elle, avait l’air de s’en ficher pas mal de ce que j’allais faire de mon week-end.

4. Les français sont toujours en grève. Vous vous attendiez à ce que je vous sorte ce cliché vieux comme le monde, et je vous promets que j’aurai aimé ne pas avoir à le mentionner. Mais en ce moment, je suis bien obligée … La question que les américains me posent souvent à propos des grèves continuelles en France, tout comme les cinq semaines annuelles de congés payées, c’est : “WHY?” (Pourquoi ?) Si vous en avez la réponse, nous aimerions l’entendre.

Eighteen months of absence are more than enough to forget about certain details about the country where one grew up. I surprised myself several times by noticing stereotypes that I would have judged as a complete tourist exaggeration a few years back.

1. In France, every thing is small and charming. The roads are narrow, the cars are tiny, the villages are gorgeous, the buildings have character, the cafes are crowded, the fountains have history, and people buy their bread at the boulangerie. Please keep in mind that I live in a relatively young country, where people buy their bread at the supermarket, and where highways can have up to 10 lanes each way. 

2. Food is incredibly tasty. The dinner that my Mom had prepared the night I arrived was to die for. It was composed of some goat cheese from the farm next door, in which she had added some fresh chives from her garden, of a lettuce that came from a local producer, and bread from our favorite baker. My Dad had opened a bottle of Côte du Rhône wine to wash it all down. Dinner that night tasted like the best meal I had ever had. At the farmers’ market, my brother and I tried each and every sample that was offered to us. Scrumptious.

3. The first contact with people is not the warmest.  Again, I compare the incomparable since the Anglo-Saxons are generally very welcoming and very chatty with strangers. In California, any supermarket cashier would ask you how your day is going and what your plans for the weekend are. In France, it’s different. The guy sitting next to me on the plane, who happened to be French, totally ignored me as I tried to start a conversation, and  the cashier at our local supermarket did not care about my weekend plans like, at all.

4. The French are always on strike. You probably expected that I would mention this good old cliché, and I promise you that I wish I did not have to mention it. But with the current situation in France, I feel obliged to… The question that Americans often ask me about the continual strikes there, which is the same question I get about the annual five weeks of paid vacation, is: “WHY?” 

Saint-Saturnin-lès-Apt

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Une fois passé le mini choc culturel dans mon propre pays, les instants en famille et entre amis furent, comme dit le dicton, brefs mais intenses. Si l’on s’en réfère au nombre (démesuré) de photos que j’ai ramené dans mon appareil,  j’ai passé des semaines à jouer les touristes. En fait, seuls cinq petits jours nous étaient alloués. Je suis tout de même repartie, après les larmes versées dans les bras de ma Maman, heureuse, pleine de joie d’avoir pu passer des moments de grande qualité avec ceux que j’aime et qui, parce qu’ils m’aiment aussi, respectent mon choix d’être partie vivre si loin.

Et parce qu’une bonne photo vaut mieux qu’un long discours, je vous laisse parcourir les quelques clichés ici présents, qui traduisent plutôt bien, je crois, tout l’amour que j’ai pour cette si douce France.

Past the mini culture shock in my own country, the moments with family and friends were, as the saying goes, brief but intense. If one refers to the (rather excessive) number of pictures I brought back in my camera, it looks like I spent weeks over there as a tourist, while I was actually only there for five days. Despite of the tears of departure shed in my mother’s arms, I still managed to leave France happy and content to have been able to spend such high-quality time with those that I love and who, because they love me too, respect the choice I made to live so far away.

And because a good picture is worth a thousand words , I shall now let you browse through some of the pictures here, which -I think- depict rather well all the love that I have for this sweet sweet France of mine .

Cucuron

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Banon

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La Chartreuse & Le Trièves

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Quiche Sucrée-Salée

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Pour la pâte: Incorporer 1 cuillère à café de sel et 1 cuillère à café de levure chimique à 250g de farine complète. Verser 60 mL d’huile d’olive, puis 120 mL d’eau froide, et travailler avec une fourchette jusqu’à ce que la pâte se forme. Continuer de pétrir et  former une boule. Placer au frais pendant 30 minutes, l’étaler sur du papier cuisson, et la disposer dans un plat à tarte.

Pour la garniture: Faire caraméliser 1 oignon coupé en fine lamelle dans une poêle avec un peu de beurre. Peler 2 poires, les couper en lamelles ou en dés, et les disposer sur la pâte avec les oignons caramélisés. Battre 3 oeufs avec un petit verre de lait ou de crème, verser sur les poires, puis parsemer de feta et de roquefort à volonté. Saler et poivrer.

Enfourner à 230°C pour 25 minutes environ.

For the crust: Stir 1 teaspoon of salt and 1 teaspoon of baking powder into 250g of wholewheat flour. Pour 60 ml of olive oil, 120 mL of cold water, and work with a fork until a dough comes together. Continue to knead and form a ball. Place in the fridge for 30 minutes, then spread on baking sheet and place it in a pie dish.

For the filling: Caramelize 1 onion by cutting it into thin slices in a pan with a knob of butter. Peel 2 pears, cut them into strips or die, and arrange on the crust with the caramelized onions . Beat 3 eggs with a glass of milk or cream and pour over the pears. Sprinkle with feta and blue cheese, and salt and pepper at will. 

Bake at 445° C for about 25 minutes.

 

©Biscotte Breakfast Club/Marie Oyegun. All rights reserved. Please ask first.

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